Poème en chantier

par chloecharpentier

in Liturgie dissymétrique des cendres froides, réécriture de soi.

 

il ne faut rien séparer de soi du chemin qui

nous mène

il ne faut pas si nous épargnons les pas

nous n’arrivons plus

épars les pas qui parce qu’ils

ou parce que nous

allons sans but sans boire l’eau des rivières

sans allonger la main sur la bute

de terre de sable marin sans voir

l’ode des libellules des lits défaits par la vague

sans écrire sur papier épais les mots du chemin

sans tout libellé à l’autre

le lointain

qui marche ou qui marchait sans arracher la mousse

où nous

ou où les pas

nous emmenaient si loin que fut notre route

et maintenant entre ses mains

maintenant la lisière des forêts entre ses mains

qui cheminent

à l’abandon

il ne faut rien

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