Champagne alors !

par chloecharpentier

Comme on se noie dans ses idées et que l’on en resurgit bientôt, longtemps l’idée d’un blog m’a interpellée. C’est pourtant seulement maintenant que je vais au devant de mes introspections et que j’inaugure la page. Ce que je voudrais dire n’est pas encore eau limpide dans mon esprit, mais je sens les remous se calmer : les nombreux textes que j’ai écrits, poèmes particulièrement, mais également nouvelles, érigent un socle solide et constant à ma matière grise.

Cependant, ce n’est pas là la seule cause qui m’anime, et je ne saurais que trop songer à ces réflexions non pas idéologiques, mais plutôt philosophiques, socratiques peut-être, à travers leur construction en dialogues, qui se font en moi-même.

Il n’est jamais de point final à une discussion, tant qu’une vérité objective n’y est pas venue poser un terme inaliénable et définitif. Je suis poète pour discuter de la vie, non pas la mienne, mais celle qui est en toute chose, et la lumière, l’illumination que j’idolâtre (à grand tort sans doute), vient comme elle s’en va, et son évanescence me jette à nouveau dans la polyphonie de la discussion ; c’est dire que ce n’en était qu’une illusion, et que le soleil auquel j’aspire se trouve aussitôt noirci par un quelconque mouvement.

Je m’insurge comme je me passionne, pour quelque cause de liberté, d’amour universel, mais il me faudra attendre dans les articles que je publierai la tempérance promise, le juste milieu de la mediocritas aurea. Cet or des dieux se trouve, pour ma part, dans la littérature, mais également dans les autres arts et dans les pensées élevées. Il est des œuvres d’arts comme de tout, il en est de grandes, et il en est de petites, il en est qu’on regarde d’en bas et que l’on prend pour des statues de trois pieds, et d’autres qu’on regarde d’en haut et que l’on prend pour des miniatures en terre cuite. Là encore, seul le juste milieu, le point de vue de l’observateur soucieux de la vérité (qu’il n’ignore pas inapprochable), discerne les grandes choses des petites, et rétablit le monde selon sa juste mesure.

Heureux celui qui se trouve rendu à sa place, et j’espère la mienne où je suis. Mais si jamais il me venait la faiblesse de m’en séparer, que le plus sage m’indique les pas qui m’en ont écartée. Il n’est pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, aussi doit-on s’efforcer de prêter une oreille attentive.

Je souhaite du plaisir, mais aussi le je-ne-sais-quoi qui heurte les esprits, à ceux qui se promèneront par ici, avec le souci de la bienveillance et de la curiosité les animant toujours.

 

C.C.

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